Nice when they say: "We are more excited by winter holydays then by beginning season"!! And it's so moving when Frank says about Armstrong's come
back: "He [Andy] sweetly conviced me" ... and also about TdF: "It's sure that one day you'll win the Tour"... They are too cute!
back: "He [Andy] sweetly conviced me" ... and also about TdF: "It's sure that one day you'll win the Tour"... They are too cute!«Nous sommes pareils l'un et l'autre»
Difficile d'aborder la saison à venir avec les frères Schleck sans tenter de les réunir. C'est ce que nous avons fait en début de semaine pour une rencontre au petit-déjeuner qui s'est prolongée sur leur route d'entraînement. Pas de doute, leur coup de pédale tourne bien rond. Premières confessions aujourd'hui. La suite, demain, dans ces mêmes colonnes... Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien
Difficile d'aborder la saison à venir avec les frères Schleck sans tenter de les réunir. C'est ce que nous avons fait en début de semaine pour une rencontre au petit-déjeuner qui s'est prolongée sur leur route d'entraînement. Pas de doute, leur coup de pédale tourne bien rond. Premières confessions aujourd'hui. La suite, demain, dans ces mêmes colonnes... Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien
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Difficile d'aborder la saison à venir avec les frères Schleck sans tenter de les réunir. C'est ce que nous avons fait en début de semaine pour une rencontre au petit-déjeuner qui s'est prolongée sur leur route d'entraînement. Pas de doute, leur coup de pédale tourne bien rond. Premières confessions aujourd'hui. La suite, demain, dans ces mêmes colonnes...Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien Dix heures, lundi matin. Un pâle soleil hivernal caresse les toitures blanchies par le gel. Mondorf-les-Bains semble paisible. Frank Schleck, déjà en tenue de coureur, ouvre la porte de son pavillon où son chien, «Siou», accueille d'un jappement discret les visiteurs du jour. Le café a déjà coulé lorsq
u'Andy arrive à son tour. On commence par des remarques comme l'esthétisme des nouvelles couleurs de l'équipe Saxo Bank. «Pour un peu, je regrette presque d'avoir le maillot de champion national. Non, je plaisante bien sûr, mais bon, les tenues sont très belles, non?», sourit Frank Schleck en désignant son jeune frère. L'interview croisée peut alors commencer.
Difficile d'aborder la saison à venir avec les frères Schleck sans tenter de les réunir. C'est ce que nous avons fait en début de semaine pour une rencontre au petit-déjeuner qui s'est prolongée sur leur route d'entraînement. Pas de doute, leur coup de pédale tourne bien rond. Premières confessions aujourd'hui. La suite, demain, dans ces mêmes colonnes...Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien Dix heures, lundi matin. Un pâle soleil hivernal caresse les toitures blanchies par le gel. Mondorf-les-Bains semble paisible. Frank Schleck, déjà en tenue de coureur, ouvre la porte de son pavillon où son chien, «Siou», accueille d'un jappement discret les visiteurs du jour. Le café a déjà coulé lorsq
u'Andy arrive à son tour. On commence par des remarques comme l'esthétisme des nouvelles couleurs de l'équipe Saxo Bank. «Pour un peu, je regrette presque d'avoir le maillot de champion national. Non, je plaisante bien sûr, mais bon, les tenues sont très belles, non?», sourit Frank Schleck en désignant son jeune frère. L'interview croisée peut alors commencer.- Vous revenez tous les deux d'un stage à Majorque et vous allez repartir ce jeudi pour un nouveau stage en Californie précédant le Tour de Californie qui signera votre retour à la compétition. Comment s'est passée votre remise en route?
Frank Schleck : Le stage à Majorque s'est bien passé. Au Luxembourg, nous n'avions pas pu nous entraîner beaucoup à cause du mauvais temps et on a fait ce qu'il fallait faire. Le maximum. Les deux, trois premiers jours là-bas, on a souffert un petit peu car on est tombés sur de jeunes joueurs danois déjà très en forme et super motivés. Ils avaient le double de kilomètres de nous. On est vite rentrés dans l'allure.
Andy Schleck : C'est vrai qu'on s'est remis en route de manière correcte mais à la fin du stage, j'ai eu un souci de tendinite avec mon tendon d'Achille droit qui s'est enflammé. J'ai fait beaucoup de soins de kiné et ça va mieux. Jusqu'à ce mercredi, je vais m'entraîner bien et je ferai attention ensuite avant de réattaquer dur le travail en Californie. Ça devrait aller.
- Au moment de vous concentrer vers la saison 2009, que retenez-vous de 2008?
Frank : On va dire qu'il y a eu des hauts
et des bas. Sur mes courses, je pense que j'ai réussi. Si on m'avait donné ces résultats début 2008, j'aurais signé de suite. Tous les deux, on a réalisé une belle année.
et des bas. Sur mes courses, je pense que j'ai réussi. Si on m'avait donné ces résultats début 2008, j'aurais signé de suite. Tous les deux, on a réalisé une belle année.Andy : Pour moi, l'un de mes grands objectifs était les classiques ardennaises, le Tour et les Jeux olympiques. On avait toujours dit qu'on verrait ce qu'on pourrait faire lors des championnats du monde mais ça ne s'est pas passé comme on l'aurait voulu. Je n'étais pas en forme et pour Frank, c'était un autre problème. Globalement, ce fut une bonne saison mais l'an prochain, j'aimerais qu'on puisse se concentrer davantage sur les Mondiaux et les classiques de fin de saison.
- Une seule image que vous retiendrez de cette saison 2008?
Frank : Il y en a eu plusieurs mais celle que je retiens, c'est Liège-Bastogne-Liège avec nous deux en tête de course sur le final...
Andy (il reprend) : D'accord avec Frank mais j'ajoute la 16e étape du Tour entre Cuneo et Jausiers où on s'est retrouvés tous les deux sur le podium, moi en blanc et Frank en jaune. C'était fort...
Frank : Sur le Tour, c'est quand même assez dingue de faire ça...
Passons directement à cette saison 2009. C'est en Australie qu'elle a débuté. Ce qui a d'abord frappé les esprits, c'est l'effet Armstrong qui, pour son retour dans le peloton, semble avoir réveillé les passions. Vous en pensez quoi?
Frank : Tout au début, lorsqu'Armstrong a annoncé son retour, j'étais personnellement sceptique mais tout de suite Andy a eu l'intuition de penser que cela serait bon pour le cyclisme. Il m'a dit : "Tu vas voir, le vélo va exploser avec le retour d'Armstrong." Il n'a pas eu peur de l'opinion publique, ni des journalistes. Tout doucement, il m'a convaincu. Aujourd'hui, on voit qu'il avait raison. Il avait vu clair.
- Pour vous qui faites du Tour un objectif primordial, son retour change quoi?
Andy : Pour moi, il n'est pas encore au départ...
- Comment ça?
Andy : Même lui l'a dit, ce n'est pas si facile. Au Tour Down Under, il était bien mais autour de lui, beaucoup de coureurs n'étaient pas encore au niveau qu'ils auront dans la saison alors que lui avait bien préparé son retour. Je pense qu'il sera encore très bien au Tour de Californie. Après, sur le Tour d'Italie puis le Tour de France, je ne le vois pas en leader. Un gars comme Contador me semble quand même plus fort.
Frank : C'est encore loin le Tour, mais je ne pense pas qu'il puisse le gagner. Mais il faut aussi penser qu'Armstrong ne prend pas le départ pour être troisième. Donc, j'avoue que je ne pourrais pas dire plus sur le sujet.
- Avez-vous déjà l'impression, alors que nous sommes loin du départ du Tour, qu'en juillet, votre équipe Saxo Bank se retrouvera en première ligne avec l'équipe Astana?
Frank : En juillet, ce sera autre chose. Toutes les années on voit ça. Les grands leaders donnaient l'an passé Evans comme futur vainqueur du Tour. L'année d'avant, c'était autre chose. C'est comme ça. Les grandes équipes sont toujours présentes et les coureurs se préparent pour gagner le Tour. Après, les journalistes désignent des favoris par rapport à l'édition précédente mais c'est sur le terrain que ça ce passera. On y sera, j'espère.
- Cette saison 2009, vous la voyez comment pour vous deux?
Frank : Pour ma part, j'ai hâte que ça commence. On va débuter tranquillement avec la Californie. Moi, je vais enchaîner avec Tirreno-Adriatico tandis qu'Andy sera au départ de Paris-Nice. Puis ce sera Milan-San Remo. À partir de là, on sera vraiment partis. Je suis assez impatient que ça commence!
Andy : C'est un peu pareil pour moi sauf qu'on a encore beaucoup de travail à faire pour qu'on soit en forme. Frank est mieux que moi. Mais je pense que j'aurai déjà un bon niveau à Paris-Nice même si ce n'est pas l'objectif. L'objectif, ce sont les classiques ardennaises et le Tour. Surtout le Tour. Bien sûr, si je suis en forme dans une classique, je jouerai le coup.
- Sur ce plan, Frank, vous êtes sur la même longueur d'onde qu'Andy?
Frank : Andy a vu deux ou trois fois les classiques ardennaises. Sans lui mettre la pression, il a terminé quatrième de Liège-Bastogne-Liège après avoir fait un numéro. Il doit, à mon sens, se concentrer davantage sur ces classiques qu'il peut remporter. Il a le punch et peut se fixer un objectif. C'est simple avec nous, on aborde les classiques plus ou moins avec la même forme et la même base d'entraînement. Cela rend la vie plus facile pour l'entraînement, nous sommes un peu pareils l'un et l'autre.
- Pouvez-vous avancer l'un et l'autre un seul objectif majeur?
Frank : Vous me connaissez, je ne vais pas dire que je vais tout gagner, non, mais avec les résultats que nous avons, il n'y a plus de courses qui sont inaccessibles non plus. Milan-San Remo, je n'étais pas loin de le gagner un jour (NDLR : lors de Milan-San Remo 2006, il avait attaqué dans la Cipressa et il était dernier rescapé de cette échappée jusqu'au sommet du Poggio qu'il avait escaladé, seul, en tête avant d'être rattrapé par le groupe de Pozzato, futur lauréat...), je sais aujourd'hui que c'est réalisable. Le podium du Tour, je sais que c'est réalisable. En 2007, lorsque je finis quatrième des Mondiaux à Stuttgart, c'était réalisable. L'an passé pour Andy, le podium des Jeux olympiques était réalisable (NDLR : rappelons qu'à Pékin, Andy Schleck, longtemps médaillable, avait terminé cinquième). Tout est réalisable. Tous les deux, on n'est pas des coureurs qui vont dire : je vais gagner l'Amstel Gold Race (classique qu'il a remportée en 2006), je vais gagner Liège-Bastogne-Liège. On ne va pas dire ça. On reste les pieds sur Terre.
Andy : Dans la course, beaucoup de choses peuvent se passer. Parfois on est le plus fort et on ne gagne pas. Parfois on n'est pas le plus fort et on gagne. Moi aussi je pense que tout est réalisable
2«Un jour, oui, je veux gagner le Tour...»
Suite aujourd'hui, de notre entretien croisé avec les frères Schleck. Dans notre précédente édition, nous nous étions arrêtés sur une question portant sur leurs objectifs majeurs pour la saison à venir. Andy avait pris la suite de Frank qui avait décrit sa priorité, c'est-à-dire les classiques et l'enchaînement avec le Tour. Andy relativisait l'importance de ses objectifs de début de saison. «Des fois, tu es le plus fort et tu ne gagnes pas. Parfois on n'est pas le plus fort et on gagne. Moi aussi, je pense que tout est réalisable», disait-il.../ Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien
- Justement, Andy, vous partiriez pour quoi cette année?
Suite aujourd'hui, de notre entretien croisé avec les frères Schleck. Dans notre précédente édition, nous nous étions arrêtés sur une question portant sur leurs objectifs majeurs pour la saison à venir. Andy avait pris la suite de Frank qui avait décrit sa priorité, c'est-à-dire les classiques et l'enchaînement avec le Tour. Andy relativisait l'importance de ses objectifs de début de saison. «Des fois, tu es le plus fort et tu ne gagnes pas. Parfois on n'est pas le plus fort et on gagne. Moi aussi, je pense que tout est réalisable», disait-il.../ Entretien réalisé par notre journaliste Denis Bastien
- Justement, Andy, vous partiriez pour quoi cette année?
Andy : C'est évidemment sur le Tour que je voudrais briller. Surtout que j'aime particulièrement le tracé de cette édition. Ce sera un très beau Tour, très bien dessiné. Il y a assez peu de chronos, le premier à Monaco est d'ailleurs assez dur. Après avec le Ventoux, la veille de l'arrivée, cela me plaît bien. Pour nous deux, c'est très bon.
- Par rapport à l'an passé où vous étiez trois leaders avec Carlos Sastre, la situation a clairement changé dans votre équipe. Vous voilà tou
s les deux. On imagine que c'est désormais bien plus facile pour vous...
s les deux. On imagine que c'est désormais bien plus facile pour vous... Frank : C'est vrai que cette année, l'équipe sera encore plus forte. L'an passé, nous étions en effet trois leaders...
Andy : Avec ma fringale à Hautacam, Frank se retrouvait alors coleader avec Carlos (Sastre).
Frank : Aujourd'hui, on se dit que heureusement qu'Andy a perdu dix minutes dans Hautacam. Sinon, comment nous aurions fait dans les Alpes avec trois leaders?
Andy : Quand tu es leader, tu ne travailles pas pour les autres. La situation est parfaite, tu es entouré...
- Mais pour vous justement, la situation sera quand même plus agréable cette année...
Frank : C'est clair que ce sera bien plus agréable...
- Deux frères leaders sur le Tour d'une des équipes les plus fortes du monde, c'est peu banal! Frank : Cela va rendre la vie beaucoup plus facile sur de nombreux points. L'an passé, il y a forcément eu des petits problèmes. Mais on va devoir faire face à d'autres inconvénients. Nous serons leaders donc nous aurons plus de pression. Il faut qu'on prenne la responsabilité de l'équipe, des autres coureurs. Moi, je me sens prêt pour ça. Andy aussi va progresser là dedans, c'est sûr.
- Aujourd'hui votre popularité, qui semble toujours plus forte, est-elle plus dure à vivre que par le passé?
Andy : C'est vrai qu'aujourd'hui, nous sommes connus au Luxembourg mais je ne pense pas que cela change vraiment les choses. Ces trois dernières années, on a senti que le public luxembourgeois était derrière nous.
Frank : À mon avis, ça devient plus difficile à vivre. Par contre, tu apprends avec les années et tu apprends à dire non lorsqu'il le faut car tu n'as plus vraiment le choix. On a beaucoup appris de ce point de vue là l'an passé. Maintenant, je mets plus de limite. Car c'est impossible de faire plaisir à tout le monde.
Andy : C'est vrai que c'est agréable de se sentir sollicité mais à un moment, tout le monde veut quelque chose. Des écoles, des associations, on fait ce qu'on peut mais on ne peut pas tout, c'est logique...
Frank : J'espère que les gens comprennent qu'on ne peut pas être toujours disponibles alors qu'entre les courses et l'entraînement, il ne nous reste pas toujours beaucoup de temps. Là, nous étions dix jours à Majorque. On revient pour six jours et on repart jeudi en Californie pour quatre semaines. Dans ces six jours, il nous faut aussi du calme.
- Finalement, c'est une chance de résider dans votre pays, au Luxembourg. Dans un autre pays, cela pourrait être plus compliqué, non?
Frank : Si on habitait en France ou en Allemagne, oui, ce serait très compliqué. Mais en Suisse, par exemple, c'est une autre mentalité. C'est vrai que ça dépend du pays. Mais on apprend beaucoup.
- D'une manière plus pratique, votre matériel a changé. Les cycles Specialized ont pris la place de Cervelo. Comment vous sentez-vous sur votre nouveau vélo?
Andy : Les cadres, les vêtements ont changé. Pour le vélo, c'est une nouvelle coupe. Le cadre est bien, moi je me sens bien dessus. On a repris les roues Zipp, comme avant.
Frank : Le vélo est un tout petit peu plus lourd que le Cervelo mais j'ai un très bon feeling avec. À Majorque, on a découvert une première version de vélos de chronos. Une deuxième version est en préparation mais pour l'instant, seuls Fabian Cancellara et Bjarne Riis en savent plus...
- Concernant l'équipe, quel changement avez-vous observé?
Frank : À Majorque, on a vu des coureurs jeunes et remplis de vitalité. Je pense notamment au jeune Danois Jakob Fuglsang, un coureur venu du VTT qui est très, très prometteur. Il se peut même qu'il soit aligné sur le Tour dès cette année. On va le voir très fort. Retenez ce nom!
- Vous débuterez sur le Tour de Californie. Vous vous sentez donc pressés d'agrafer votre premier dossard...
Andy : Nous avions un long break et la dernière course remonte à loin puisqu'on s'est arrêtés tous les deux après les championnats du monde. Mais la première course, on est toujours nerveux.
Frank : C'est vrai que tu ne sais pas comment tu es précisément physiquement.
Andy : Le Tour de Californie, on va le faire vraiment sans pression. Si on est bien tant mieux, mais si on n'est pas au top, ce sera aussi bien.
- Votre programme va différer à votre retour en Europe puisque vous, Frank êtes prévu sur Tirreno-Adriatico tandis qu'Andy sera aligné sur Paris-Nice...
Frank : Je vais sur Tirreno pour changer car jusqu'ici, j'ai toujours participé à Paris-Nice. J'avais envie de changer. On a souvent un temps de merde (sic) alors qu'en Italie, il fait généralement meilleur. Lorsque tu regardes les news le soir, tu as les boules. Mais je suis sûr que cette année, ce sera sur Tirreno-Adriatico qu'il fera du mauvais temps et il fera soleil sur Paris-Nice (rires). J'irai là pour me mettre en jambes et préparer Milan-San Remo et pourquoi pas pour aider Fabian Cancellara (NDLR: le Suisse avait réalisé le doublé Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo, l'an passé).
- Frank, à ce propos, vous avez projeté de vous aligner sur le Tour des Flandres pour aider également Fabian Cancellera?
Frank: Oui mais pas seulement car je me dis que sur les monts j'ai peut-être quelque chose à faire. Qui sait? Je passe bien les bosses style Amstel-Gold-Race. Il faudra voir. Si je m'aligne au Tour des Flandres, il faudra alors que je m'exerce dans des courses flamandes, comme À Travers les Flandres (NDLR: 25 mars) et le Grand Prix E3 à Harelbeke (28 mars).
- Êtes-vous excités par toutes ces perspectives?
Frank : Non, pas encore. On est tranquilles pour le moment.
Andy : Non, moi, je préfère l'hiver (rires).
Frank : On est quand même plus excités pour l'hiver que pour la saison!
- On coupe ce passage?
Frank : On plaisante, il faut dire que le vélo nous plaît énormément, sinon on ferait pas tout ça mais souvent, c'est dur de partir pour de longues heures d'entraînement. Si tu n'aimes pas le vélo, ce n'est pas possible...
Andy : Quand tu es en vacances, tu es toujours content, non? J'aime bien être à la maison et en vacances. Mais après les premières courses, on sera vite dans le rythme. Tout sera reparti.
Frank : C'est généralement très difficile ces premières courses. Après le break hivernal, tu repars pour six semaines. C'est dur.
Andy : Et aussi, il faut avouer qu'en ce moment par le froid, comme disait Frank, tu n'as pas de plaisir de t'entraîner. Moi je préfère lorsqu'il fait chaud. Lorsqu'il faut mettre ces vestes, ces vêtements d'hiver, le bonnet, ce n'est pas agréable.
Frank : À Majorque, il faisait quinze degrés, c'est déjà pas trop mal.
- Le statut que vous avez pris, Andy, par rapport à la presse internationale où on n'hésite pas à faire de vous l'un des prochains vainqueurs du Tour, vous fait quel effet? Est-ce gratifiant ou au contraire énervant?
Andy : Cela ne m'énerve pas, au contraire. Bon, je dis ça mais lorsque les journalistes écrivent ça, c'est souvent repris sur internet. Mais c'est moi qui vais devoir le faire. Si je regarde ces dernières années ma progression et mon premier Tour, je pense que c'est normal que je sois considéré ainsi. C'est mon objectif. L'an passé, j'y étais mais j'ai perdu beaucoup de temps sur défaillance. Mais c'est vrai que je me suis senti comme l'un des plus forts du Tour. Je vais au Tour 2009 pour faire quelque chose, pas pour m'amuser. L'année passée, j'avais prévenu que j'y allais surtout pour aider. Cette fois, j'y vais clairement pour le classement. Peut-être, oui, qu'un jour, je le gagnerai. Mais si c'est cette année ou pour plus tard, je ne peux pas le dire. L'an prochain? Dans trois années? Je ne sais pas, mais un jour, oui, je veux le gagner.
Frank (Il coupe en souriant) : C'est sûr qu'un jour tu gagneras le Tour!
Andy : Ah, je ne veux pas dire ça, mais sûr qu'un jour, je serai au départ pour gagner.
Frank (Il coupe encore) : Mais Andy, ça ne doit pas être plus tard que dans les cinq ou six prochaines années. Dans six, sept ans, moi, j'arrête de toute façon. Et comme on a toujours dit qu'on s'arrêterait ensemble, alors il faut gagner avant!
- Alors comme ça vous avez projeté d'arrêter ensemble?
Frank : C'est lui qui veut s'arrêter avec moi! Je peux ajouter un mot sur Laurent (Didier)?
- Bien sûr, allez-y...
Frank: Vous savez qu'il a rejoint l'équipe Designa Kokken (NDLR : Le Quotidien du 26 janvier). Il était avec nous au stage à Majorque et son comportement a beaucoup plu. Aussi bien sur la route qu'avec les membres de l'équipe. Maintenant, ce test était très bien. Il s'est tout de suite intégré. On a dit à Bjarne (Riis) que c'est un jeune coureur avec du potentiel car il a toujours fait jusqu'ici du vélo après ses études, presque en hobby. Il a donc une marge de progression. Et du caractère.
- Vous rejoindra-t-il chez Saxo Bank?
Frank: Il peut l'espérer pourquoi pas pour la prochaine saison s'il confirme ou alors en fin de saison, comme stagiaire. On aimerait qu'il nous rejoigne, cela ferait une continuité. Le Luxembourg a une riche histoire, j'espère qu'il pourra apporter sa pierre. Ce serait bien qu'il y ait d'autres pros lorsqu'il sera temps pour nous de nous retirer.
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